Flight, l’explication

Explication vidéo

Un ami, après avoir vu Flight, est venu me dire par message ce qu’il n’avait pas apprécié dans le métrage. Après avoir lu son avis, je pense m’être rendue compte qu’il n’avait pas entièrement compris la vidéo. Il se peut que je me trompe, mais je vais quand même m’expliquer.

L’héroïne principale, que l’on va appeler la protagoniste car elle n’a pas de nom, est une jeune fille battue et délaissée par sa mère alcoolique, causant tous les effets secondaires que peut avoir ce genre de relation, telle qu’une baisse du niveau scolaire.

La protagoniste est une rêveuse, et elle a besoin de s’échapper. Pour se faire, elle se rend au Galtz (du nom du lieu où l’on a tourné), un endroit où elle se sent bien, où elle est coupée du monde, et où elle le surplombe. Cette protagoniste souhaite s’envoler, sûrement une façon inconsciente pour elle de dire « je veux partir, il faut que ça cesse ». D’où le fait qu’elle dessine un oiseau, et qu’elle regarde souvent le ciel.

Lors des scènes d’intérieur, il n’y a ni musique, ni filtre coloré, et cela est fait exprès : nous souhaitions montrer la réalité telle qu’elle est, c’est à dire brute. La musique et les couleurs ne prennent place que lors des scènes du Galtz, où la protagoniste est bien, et que son imagination prend le dessus. Quand elle est au Galtz, elle est coupée du monde, et c’est pour cela qu’il n’y a pas d’ambiance sonore, que les couleurs sont différentes, et surtout, que la musique est omniprésente : elle reflète son état émotionnel. Je tiens à préciser que ce n’est pas parce que vous voyez le Galtz pour la première fois au bout de onze secondes de vidéo que cela signifie que c’est la première fois aussi pour l’héroïne.

Dans un sens esthétique, la musique n’est peut-être pas placée là où il le faut. Mais dans la signification, elle est parfaitement là où elle devrait l’être. Une absence de musique dans un passage où il devrait y en avoir ne sert qu’à renforcer la scène.

Nous souhaitions embrouiller le spectateur avec le deuxième personnage, celle qui apparaît uniquement au Galtz. Qui est-elle ? Un ange ? Une hallucination ? Une simple amie, comme il l’est dit dans le générique ? Lory et moi n’avons pas la réponse : c’est au spectateur de s’en faire une idée propre, et c’était ce que nous voulions dès le début. J’admet que l’appellation que j’en ai faite dans le générique peut encore plus pousser à confusion : une amie. Aurait-elle existé ? Je tiens ici à rappeler qu’un ami est une personne qui nous aide et nous soutient, peut importe ce qu’il nous arrive, et surtout, peut importe qui ou quoi est cet ami. Et puis franchement, qui n’a jamais eu, pas même une seule fois de sa vie, un ami imaginaire pour lui tenir compagnie dans son enfance ?

L’amie, c’est le rôle que tiens la fille du Galtz. Elle est là pour aider la protagoniste, de manière douce, à se sortir de ses problèmes. Elle communique avec elle sans les mots, à l’aide d’images et de symboles. Mais elle est aussi là pour lui ramener les pieds sur terre. Voilà la raison pour laquelle, après que la protagoniste soit monté sur le rebord, la fille la tire violemment en arrière et la gifle. En fait, la protagoniste, malgré les apparences, n’avait nullement l’intention de sauter, juste de se rapprocher encore plus de son rêve. J’admet qu’il vous est impossible de savoir ça en tant que spectateurs, et sincèrement, je ne l’attendais pas. La claque de la fille du Galtz permet de choquer la protagoniste  qui n’aurait jamais pensé être violentée par son amie, et de lui faire réaliser ce qui aurait pu arriver. Donc oui, la fille du Galtz lui fait la morale ; oui elle l’aide ; oui elle se comporte en amie. C’est ce que l’on appelle un adjuvant dans le monde du récit.

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Si après avoir lu ce post vous n’appréciez toujours pas la façon dont certaines choses ont été faite dans la vidéo, soit. Ce que je fais ne peut pas toujours plaire à tout le monde, et je le sais. Mais ne venez pas me dire que c’est mal fait, car tout ce qui est dans cette vidéo a été réfléchis et a un sens. Nous n’avons pas balancé un plan ou une musique à tel endroit, juste parce que nous en avions envie.

Si cependant il y a d’autres choses que vous ne comprenez pas, n’hésitez pas à poser la question, je serais ravie d’y répondre :)

Flight

Présentation vidéo

Flight

 

 

Flight. Oui, ce titre est en anglais, et oui, certaines personnes pourraient critiquer le fait que cette langue vienne chaque fois fourrer son nez dans des productions françaises, qu’il s’agisse de vidéo, de chant, ou autre. Mais peut-on trouver un meilleur titre qu’un mot désignant à la fois la fuite et l’envole ? Car il s’agit bien là des deux axes principaux de notre court-métrage.

Une jeune fille, battue par sa mère alcoolique, trouve refuge dans un endroit loin de tout, dont le panorama sur les plaines et vallées alentours ne peuvent que faire rêver. Là-bas, son imagination l’emporte et ne lui donne qu’une envie : s’envoler. Elle partage ces bons moments avec une amie, qui elle, tente de la ramener sur terre.

Un peu plus haut, j’ai employé le terme « notre » pour désigner Flight. Il s’agit d’un court-métrage réalisé dans le cadre de l’option cinéma au lycée. Ayant déjà eu à faire plusieurs travaux pour ce cours, je savais qu’il faudrait que je me mette en groupe avec d’autres personnes, bien que j’ai voulu essayé de travailler seule pour une fois, surtout pour avoir une bonne raison de prendre sur moi la plus grande partie du travail contrairement à d’habitude. Mais avec Lory Bonnetier, une fille de la classe que j’estime très douée, nous avons décidé d’un commun accord de travailler sur Flight.

But du projet : réaliser un court-métrage d’environ cinq minutes, ne comportant aucun dialogue. On nous avait montré pour exemples les courts-métrages de Gavin Hood, The Storekeeper, ainsi que The Lift de Robert Zemeckis.

Bien que l’idée originale soit de moi, nous avons toute les deux autant contribué autant l’une que l’autre à la création, l’écriture et le storyboarding du scénario. M.Braun, un des professeurs encadrant la discipline, semblait trouver nos idées trop sombres, et cela se sentait légèrement. Mais Lory et moi en avions une toute autre vision, et bien qu’abordant effectivement des sujets sombres tel que l’alcool, une mère battant sa fille, et d’autres idées toutes aussi subtiles, nous nous axions principalement vers un court-métrage poétique.

 

flight lory plus cathy

 

Scénario bouclé, storyboard prêt, je suis partie emprunter du matériel à mon club vidéo. Ayant découvert des caméra permettant plein de liberté au lycée, mon petit caméscope assez neuf me semble désormais extrêmement limité et de mauvaise qualité. J’arrive donc sur le tournage avec un gros trépied, un micro de qualité, et une caméra encore plus performante que celles du lycée. Nous tournons en premier les scènes d’intérieur chez la grand-mère Lory (que je remercie encore).

Puis, nous sommes allé faire les scènes d’extérieurs. Vous voyez ce que je portais ? Si non, sachez que je suis la fille en blanc. Sachez aussi qu’il faisait moche et que la température avoisinait les dix degrés. Là-haut, en montagne, je l’ai senti passer. Imaginez donc le désespoir que j’ai ressenti en rentrant chez moi, lorsque je me suis rendue compte que les cadrages, confiés à une troisième personne, étaient complètement ratés.

Et hop, rebelote, il a fallu monter à nouveau pour refaire les scènes ! Et là, autre mauvaise surprise, j’avais oublié la carte mémoire chez moi, nous contraignant à filmer sur cassette, et, par la suite, à emprunter le magnétoscope du club pour récupérer les fichiers. Bien qu’il faisait meilleur que la première fois, le vent du nord qui soufflait m’a gâché les trois semaines qui ont suivi avec un magnifique rhume. Mais les prises étaient bien meilleures, et ça en a valu le coup, surtout que le temps (celui du ciel, du moins) était avec nous !

 

flight lory saut

 

Place au montage, dont il a été décidé dès le début que je m’en chargerai toute seule. Lory n’avait qu’à donné son avis sur le pré-montage. J’avais déjà en tête ces changements de couleurs entre les différents lieux : naturelles pour l’intérieur et ces bleus et roses pour l’extérieur, endroit où la protagoniste est emportée par son imagination. Pareils pour les ambiances sonores, présentes en intérieur  inexistantes en extérieur.

En ce qui concerne les musiques, nous voulions quelque chose de calme, peut-être un peu mélancolique  et surtout, très émotionnel. Je pense du coup avoir trouver les morceaux idéaux pour les deux premières scènes en extérieur : Ashes To Ashes et Fortress Of Solitude, toutes deux de Audiomachine, réunissent les qualités que l’on recherchait et apportent l’émotion que j’aime tant dans ces morceaux. La dernière musique utilisées est Where’s Hiccup de John Powell. Celle-ci rend aussi très bien, mais elle n’est pas LA musique qui correspondait avec ce final, et je suis plutôt déçue de ne pas avoir trouvé l’élément idéal. J’aurais préféré une musique montant en tension jusqu’au moment où l’on découvre que *spoiler* où elle s’arrête, et qu’elle reprenne doucement sur la fin.

 

devant vide

 

Rendus terminés, un pour la classe, un pour la chaîne YouTube.

Si je peux vous donner une perle de sagesse, la voici :

« Jamais tu ne supprimeras les fichiers ayant permis de faire ta vidéo avant d’avoir sauvé celle-ci sur au moins deux supports différents. »

Je pense qu’en lisant cette phrase, vous avez comprit que j’ai fait la boulette de supprimer toutes les vidéos avec les effets, et les vidéos finales en elles-mêmes. Sachez que je ne n’avais pas cédé à la panique depuis des années. Des heures de travail, réduites à néant : je n’avais plus qu’à tout recommencer. Heureusement pour moi, Lory avait un pré-rendu Flight ayant uniquement deux ou trois plans défaillants, ce qui m’a épargné un temps fou. Et croyez-moi, je n’ai pas refait la même erreur !

 

flight lory

 

Enfin, nous avons remis  la vidéo au prof, qui la visionne après le cours de cinéma, car Lory, soucieuse de son appréciation(et doutant aussi de son jeu d’acteur), ne voulait pas risquer de se faire « descendre » par M.Braun devant toute la classe. Il lance donc la vidéo, projetée sur le tableau blanc. La musique attire trois autres élèves, plus âgées. Un commentaire d’une fille de la classe, revenue dans la salle un peu plus tôt, au moment où le personnage de Lory monte sur le rebord. Une amie au cœur d’artichaut a les larmes aux yeux. Générique de fin. Les élèves plus âgées nous félicitent avant de s’en aller.

Et le verdict tombe. M.Braun est surpris : il savait que notre duo ferait du bon travail, mais il n’aurait pas pensé qu’on obtiendrait un tel résultat. Il nous félicite sur le fait qu’en six minutes, nous avons réussi à faire adhérer le spectateur au personnage de Lory, à lui donner vie. De même pour sa mère, qui n’a pourtant qu’une seule scène à elle toute seule. Les jeux de couleur correspondent bien aux changements du personnage, dont on voit l’évolution tout au long de l’histoire (au travers de sa coupe de cheveu par exemple). Et la musique apporte un côté émotionnel supplémentaire efficace.

 

flight title

 

C’est donc avec soulagement que je tourne la page de Flight, et m’apprête à écrire de nouvelles aventures.

Screen Shoot Production

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Il était une fois, un monde merveilleux parsemé de zombies, de supers-héros, d’elfes, de dragons, et d’autres sortes de créatures toutes aussi réelles. Ce monde se trouvait dans la tête de Catherine.

Catherine est une jeune fille débordante d’imagination qui souhaite partager son monde avec toutes les personnes qui le veulent bien. Seulement, le montrer comme ça serait incompréhensible, risquerait de leur faire peur et est plutôt impossible. Donc, elle le fait sous forme d’histoires.

Métrages, dessins, récits : elle crée tout de ses petites mains. Bien sûr, le résultat n’est pas toujours bon, mais elle aime s’améliorer.

Pour montrer au monde entier ses petites œuvres, Catherine a décidé de faire un blog et de les y rassembler.

C’est ici que vous avez atterrit.

Et bien sûr, Catherine ne parle pas d’elle-même à la troisième personne.

Bienvenue sur mon blog !